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Comment bien choisir un hébergement responsable ?

À peu près tous les hôtels se disent aujourd'hui « verts ». Un bac de recyclage dans le corridor, une carte invitant à réutiliser sa serviette, et voilà l'étiquette écoresponsable qui s'accroche. Le problème, c'est qu'il devient difficile de faire la différence entre un vrai engagement et un peu de verdissage d'image.

La bonne nouvelle, c'est qu'au Québec, il existe des façons fiables de le savoir. Voici comment reconnaître un hébergement qui prend vraiment ses engagements au sérieux, et où chercher pour en trouver un.

Ce qui distingue un hébergement vraiment écoresponsable

Un hébergement écologique, ce n'est pas simplement un endroit qui limite l'usage du plastique ou réduit sa consommation de papier. Les établissements les plus avancés vont plus loin : ils se dotent d'une politique de développement durable qui encadre l'ensemble de leurs opérations, avec des objectifs concrets vers la carboneutralité plutôt que des gestes isolés.

Le meilleur indice pour reconnaître ce genre d'engagement reste la transparence. La plupart des hébergements sérieux détaillent leurs actions directement sur leur site web. Ceux qui sont le plus avancés dans leur démarche obtiennent aussi des certifications reconnues, un bon raccourci quand on manque de temps pour tout vérifier soi-même.

Les certifications à repérer

Au Québec, quelques labels reviennent souvent et permettent de s'y retrouver rapidement.

Clé Verte (Greenkey Global). Porté par l'Association des hôtels du Canada, c'est le premier label de tourisme durable destiné aux hébergements et aux restaurants. Ses critères touchent la gestion de l'eau et de l'énergie, la gestion des déchets, ainsi que la protection des attraits naturels du territoire.

RéserVert. L'autre grand programme de certification écoresponsable reconnu par l'Association des hôteliers du Québec, qui vient compléter l'offre de Clé Verte pour les établissements de la province.

Biosphere Certified. L'un des labels de développement durable les plus exigeants au monde, basé sur les 17 objectifs de développement durable de l'ONU. Il évalue autant la responsabilité écologique que l'engagement social et le développement local. Peu d'établissements au Québec l'ont obtenu, mais ceux qui y parviennent, comme l'Hôtel Nomad dans le Vieux-Québec ou l'Intercontinental Montréal, se distinguent nettement.

Les Pages Vertes. Un répertoire qui attribue une cote écoresponsable à chaque établissement qu'il recense, la fourchette entre 80 % et 100 % étant considérée comme un signe d'excellence. Pratique pour comparer plusieurs options avant de réserver.

Ces certifications ne sont pas parfaites, mais elles ont un avantage réel : elles forcent un établissement à documenter ses pratiques plutôt que de simplement les affirmer.

À quoi ça ressemble concrètement

Derrière ces labels, les gestes se ressemblent souvent d'un établissement à l'autre, mais leur ampleur varie beaucoup.

Certains misent sur l'énergie : chauffage et climatisation géothermiques, récupération de chaleur, panneaux solaires, ou même autonomie énergétique complète pour les hébergements les plus isolés en nature. D'autres concentrent leurs efforts sur les déchets, avec le compostage, le recyclage spécialisé des capsules de café et des produits d'hygiène, ou l'élimination des bouteilles à usage unique dans les chambres. Plusieurs choisissent aussi de soutenir l'économie locale en privilégiant l'achat de produits et de services québécois, ce qui réduit du même coup l'empreinte liée au transport.

Certains établissements historiques montrent qu'écoresponsabilité et patrimoine ne s'excluent pas. Un grand hôtel logé dans un bâtiment centenaire peut tout de même viser la carboneutralité, tandis qu'un ancien monastère converti en lieu d'hébergement peut miser sur la géothermie tout en assurant la pérennité de son patrimoine immatériel.

Une autre option : les hébergements insolites et en nature

Un aspect souvent négligé du tourisme régénératif est son effet d'entraînement, qui se prolonge bien après le voyage.

Le mécanisme fonctionne un peu comme un effet boule de neige. Un voyageur vit une expérience marquante dans un lieu. Cette expérience le transforme intérieurement. De retour chez lui, il la raconte à son entourage, ce qui influence à son tour la façon dont sa communauté perçoit le territoire visité, et parfois même la façon dont elle s'y engage.

Une expérience régénératrice ne profite donc pas seulement au lieu visité pendant le séjour. Elle contribue à former la communauté élargie qui continuera d'attirer et de nourrir de futurs visiteurs.

Comment voyager de façon régénérative, concrètement

Voyager responsable ne veut pas toujours dire choisir un hôtel urbain certifié. Le Québec regorge d'options en pleine nature qui misent sur un impact minimal par leur conception même.

Le prêt-à-camper offert dans plusieurs parcs nationaux permet de dormir dans les bras de la nature sans la déranger. Le glamping gagne aussi du terrain dans toutes les régions, avec des yourtes, des tipis, des cabanes perchées, des tiny houses ou des dômes panoramiques. Les pourvoiries, de leur côté, proposent souvent des séjours en chalet rustique dont l'impact sur le territoire reste limité.

Ce type d'hébergement a un avantage supplémentaire : il rapproche naturellement le voyageur du territoire qu'il visite, ce qui rejoint l'esprit même du tourisme responsable.

Comment choisir, concrètement

Avant de réserver, quelques réflexes simples permettent de faire un choix plus éclairé.

Cherchez la page « développement durable » du site de l'hébergement. Si elle existe et qu'elle détaille des actions précises plutôt que des formules vagues, c'est bon signe.

Repérez les certifications reconnues. Clé Verte, RéserVert et Biosphere Certified sont les références les plus fiables au Québec.

Comparez avec un répertoire indépendant. Les Pages Vertes ou le réseau Tourisme durable Québec permettent de croiser l'information plutôt que de se fier uniquement au marketing d'un établissement.

Considérez l'hébergement en nature. Un séjour en prêt-à-camper ou en pourvoirie peut réduire l'impact de votre séjour tout en offrant une expérience plus immersive qu'un hôtel classique.

En conclusion

Choisir un hébergement responsable au Québec n'exige pas de devenir un expert en développement durable. Il suffit de savoir où chercher : une page transparente sur le site de l'établissement, une certification reconnue, ou un répertoire indépendant qui confirme la démarche. Ces quelques vérifications suffisent à transformer une simple nuitée en un geste qui a du sens, sans sacrifier le confort ni la qualité du séjour.

Destination Québec cité. (2026, 13 mai). Hôtels écologiques et responsables à Québec. https://www.quebec-cite.com/fr/hebergement-quebec/hotels-ecologiques

 

Lang, D. (2023, 15 septembre). Planifier un voyage 100 % écotourisme au Québec, mode d'emploi. Québec le Mag. https://www.quebeclemag.com/planifier-voyage-ecotourisme-au-quebec-mode-demploi/

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